Pour ceux de 14

Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre

17 avril 2008

Pour ceux de 14 s'indigne toujours ...

Cette réaction d'indignation parue dans le Journal de Saône-et-Loire du 1er février 2008  est relayée par le dernier Saône-et-Loiremagazine du mois d'avril 2008, page 4 .

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17 mars 2008

A Lazare Ponticelli ...

La municipalité de Chalon-sur-Saône, comme beaucoup en France, a organisé une cérémonie à la mémoire du dernier poilu en particulier et celle de ses camarades de combat en général.

Le Président et la Secrétaire y ont représenté notre association .

Face à la mort il n'y a rien à dire...

En hommage du jour, le poignant poème contemporain d'Emile Verhaeren .

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Le discours de Monsieur le Maire de Chalon-sur-Saône :


CEREMONIE DU 17 MARS 2008

Allocution de Monsieur Christophe SIRUGUE

Député Maire de Chalon-sur-Saône

Le 12 mars dernier s’éteignait à 111 ans Monsieur Lazare PONTICELLI dernier ancien combattant de

la Première Guerre

mondiale. Né en Italie, il s’est installé en France dès 1907. Engagé dans l’armée française en août 1914 il sera de tous les champs de bataille jusqu’à la fin de ce terrible conflit.

Même s’il avait fait savoir dans un premier temps, qu’il ne souhaitait pas un hommage national, je veux voir dans ces rassemblements qui se tiennent aujourd’hui, dans toute

la France

, une marque d’affection et de respect à son égard mais aussi et surtout à travers lui, la volonté de marquer des actes forts.

Un acte de reconnaissance bien sûr pour un conflit qui dura 1562 jours. Il fit en France 1 397 800 morts ou disparus soit 16% des hommes mobilisés et à Chalon 1014 morts ou disparus pour une population à l’époque de 31550 habitants.

Un acte de mémoire pour rappeler sans cesse que les Hommes sont capables des meilleurs sentiments mais aussi d’une barbarie inqualifiable dont malheureusement nous ne nous sommes pas départis comme en attestent de trop nombreux conflits dans le monde au moment même ou je m’exprime devant vous.

Un acte de réconciliation puisque l’Europe que nos ainés ont construite a permis aux belligérants d’hier d’être des alliés aujourd’hui et pour demain.

Un acte d’intégration puisque Monsieur PONTICELLI était italien d’origine, venu en France dans une période où les gens du sud n’étaient pas forcément bien accueillis, rappelant ce que vivent d’autres aujourd’hui et qui pourtant contribuent à faire

la France.

Un acte républicain enfin, car nous devons à Monsieur Lazare PONTICELLI comme à l’ensemble des anciens combattants de toutes les guerres que nous avons connues le bonheur de vivre dans une démocratie attachée aux principes de Liberté d’Egalité et de Fraternité.

Pour tous ces actes forts, je suis fier, au nom de la population chalonnaise de rendre hommage avec vous, à Monsieur Lazare PONTICELLI et m’incline respectueusement devant tous les portes drapeaux représentants ces combattants d’hier et d’aujourd’hui à qui nous dédions aussi ce rassemblement.


Les amis qui ont formé " Pour ceux de 14 ..." ont décidé librement de consacrer partie de leur temps à rendre hommage aux soldats de 14-18 par l'important chantier entrepris. Nous le ménerons à bien avec constance, opiniâtreté, pudeur . Nous pouvons légitimement être satisfaits du travail déjà accompli . De longs et patients efforts restent à fournir : nous les fournirons . Je vous en remercie tous à nouveau et vous en félicite .

L'Homme est avant tout ce qu'il fait . Pour nous " devoir de mémoire", formule devenue commune, se résoud en terme d'action : collectivement nous  transmettrons pieusement la mémoire de ces hommes à l'Histoire en 2014 par notre travail.

Amicalement : Jean-Pierre

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16 février 2008

Pour ceux de 14 ... s'indigne

Dans un article du Journal de Saône-et-Loire, à la suite du précédent

vendredi 1 février 2008 - Chalon-sur-saone

OFFICE de la culture - Pour ceux de 14
Des actes malveillants commis dans la Meuse

Gérard Bastien, Michel Bouteille, et leurs amis de Marbotte près de Saint Mihiel dans la Meuse sont les fidèles gardiens bénévoles de la mémoire des soldats tués au combat dans leur région. Marbotte ? La plupart des Bourguignons ne connaissent pas... 56 habitants, pas même de quoi faire une mairie indépendante en nos temps de rentabilité. Marbotte est donc regroupé avec Apremont. Apremont .. forêt d'Apremont voilà qui dit peut être quelque chose à certains Bourguignons. 1914-1915 : le Bois d'Ailly, en forêt d'Apremont, fut le calvaire des régiments de Bourgogne.
56e RI de Chalon, 134e RI et 334e RI de Macon, 27e et 227e de Dijon, 10e RI et 210e d'Auxonne , 29e RI et 229e RI d'Autun, 13e RI de Nevers, la liste est longue comme sont longues les allées du cimetière militaire de Marbotte.

En 2006 l'association « Pour ceux de 14 » de Chalon a pu grâce à eux ériger une croix du souvenir des régiments de Bourgogne Croix au sommet de la montée de la Croix Saint Jean entre Marbotte et le Bois d'Ailly, ce chemin fut le Golgotha de nos régiments. Au départ, des bonnes volontés en Bourgogne pour financer matériaux et transport ; sur le terrain Gérard et ses amis : pelles, ciment, équerre, niveau, et fil à plomb. Ils ont monté ce monument de leurs mains. Sans eux il n'y aurait tout simplement pas eu de Croix des régiments de Bourgogne.

Dégradations honteuses;
Les Bourguignons qui l'ont visité lors du dévoilement de la croix ont tous salué le travail époustouflant de cette petite équipe de bénévoles.
Depuis 1914-18 il ne se passe pas grand chose en forêt d'Apremont et certains prenant peut être inspiration sur les faits divers de la ville se sont introduits dans le fort pendant la période de fin d'année. Ils ont incendié les deux modestes engins qui leur évitaient de tout déblayer à la pelle, plus d'autres dégradations pour faire bonne mesure.
Evidemment c'est moins risqué qu'une patrouille de nuit dans le secteur en 1915...
Gérard et les autres qui ne demandaient rien à personne que de les laisser honorer les morts des autres avec leur travail, leur temps, leur argent, vont reprendre le chantier. Avec leurs deux modestes engins obsolètes ils en tenaient pour une vie plus la première partie de leur éternité ; maintenant sans moyens mécaniques, à la pelle et à la brouette...on n'ose pas y penser.

Cherche BOB4;
Ils leur faut trouver un chargeur BOYS ou BOB4 en bon état ou à rénover pour remplacer le matériel incendié et ou les aider financièrement, même modestement : les petits ruisseaux font les grandes rivières en pays de Saône comme en pays de Meuse.
Ils n'ont rien demandé à personne, ils n'avaient pas même fait part de cet acte révoltant, mais les laisserons nous, sans aide, eux qui honorent les morts aux noms si familiers aux Bourguignons ?
Vous voulez les aider ? Prenez contact avec : association « pour ceux de 14 » Office de la culture 30 rue St Georges 71100 Chalon tel 03 85 42 75 35. Ou directement : M. Gérard Bastien 03 29 90 70 84 Association « Pour ceux de 14 »

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10 février 2008

Soirée photo ...

Un article du Journal de Saône-et-Loire :

jeudi 24 janvier 2008 - Chalon-sur-saone

Association « Pour ceux de 14 »

Photos des voyages sur les lieux des combats

Jeudi, en fin d'après-midi, la salle du cinéma de la caserne Carnot accueillait une soixantaine de personnes, membres et amis de l'association «Pour ceux de 14», créée il y a deux ans pour à la mémoire des régiments chalonnais pendant la Grande Guerre, les 56e et 256e régiments d'infanterie.untitled_modifi__1
Cette soirée était consacrée à un compte-rendu photo des trois voyages organisées en 2006 et 2007, dans l'est de la France, sur les lieux où ces régiments ont combattu en 14-18. Le colonel J-P Legrand, président de l'association, assurait les rôles de projectionniste et de commentateur. Il a d'abord fait part d'un regrettable acte de vandalisme qui a détruit les deux véhicules de déblaiement utilisés par l'association de sauvegarde du Fort de Liouville, la bêtise humaine n'a pas de limites !
On a pu voir ensuite les photos des deux voyages de 2006, sur les traces du 56e, à Verdun et Marbotte en juillet, et à Marbotte novembre, pour l'inauguration de la Croix du Souvenir des régiments chalonnais, et la visite au Centre Mondial de la Paix, de l'exposition organisée en collaboration avec le musée Niepce. Pour terminer avec celles du voyage de juillet 2007, en Flandres et en Artois, sur les traces du 256e.
La réunion s'est poursuivie par un instant convivial avec la galette des Rois.
F. B.

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11 novembre 2007

11_novembre

En ce jour particulier, le Président nous adresse ce message que, dans sa grande mansuétude, il nous dispense de lire au garde à vous .

Bonjour à tous,

Vous pour qui le 11 Novembre n'a jamais été synonyme de jour férié ou de WE prolongé,veuillez trouver ci dessous ,avec illustration en pièce, jointe " l'ordre du jour du régiment ".

Bientôt un an d'existence. Nous sortons de la phase la plus ingrate, la moins spectaculaire : celle du creusement des fondations, période du chantier où les pieds dans l'eau, au fond de la fouille, on a peine à concevoir l'oeuvre terminée. Période qui ne va pas sans tâtonnements, rectifications, ajustements, qui nécessitent courage, patience, persévérance. Période qui permet également de découvrir ses compagnons de chantier et de les estimer dans leurs différences.

L'équipe est soudée, rôdée, motivée.

Notre outil informatique est désormais au point et prend en compte les modifs demandées par le front. Sauf découverte d'une importante lacune nous ne le retoucherons plus en vertu du principe que " le mieux est l'ennemi du bien "

Les possibilités nous sont offertes de complêter les périodes manquantes du JMO/56e RI grâce à Henri qui accueillera nos patrouilles qui pousseront jusqu'à à Vincennes.

Des commissions sont créées pour les diverses activités et les voyages en particulier

Les conditions d'ouverture d'un 2e chantier sont désormais réunies...

2008 verra l'ouverture d'un 2eme chantier : celui de la copie des JMO, travail de Bénédictin également.

Il est necessaire d'étoffer les rangs : voyez si dans vos relations quelqu'un pourrait nous rejoindre. Depuis bientôt un an que nous travaillons ensemble vous connaissez l'Esprit qui s'est fait jour dans notre groupe d'amis : proposez des recrues qui peuvent s'y adapter avec plaisir.

Au nom de tous et pour chacun, je vous remercie du travail que vous avez effectué, ( de votre patience à écouter des discussions ésotériques pour ceux qui ne sont pas informatisés ) et me réjouis de votre motivation pour la suite de notre colossal travail.

Amicalement : Jean-Pierre

Merci, si vous le souhaitez, de me faire part de vos sensations, impressions,  sentiments, reflexions sur  notre association à l'aube de son 1er anniversaire.


A lire également, cet article dans le Journal de Saônet-et-Loire, édition chalonnaise :

dimanche 11 novembre 2007

Guerre 1914-1918
Les régiments chalonnais ont payé leur tribut en hommes

Quatre régiments chalonnais engagés dans la Première Guerre Mondiale et 4 633 « Morts pour la France ». Originaires de la Bourgogne, voici l'histoire et la mort de cinq soldats.photojsl_11_11_07

Louis Dutreuil, Henry de Beaupuis, Auguste Compagnon, Rémond Catinot et Arthur-François Baudin : « Morts pour la France », morts dans les campagnes du Nord, tués par un obus, une balle ou en sauvant un ami.
Ces cinq soldats, originaires d'un des quatre départements bourguignons, sont partis la fleur au fusil.
Louis Dutreuil est né à Granges en 1880 dans une famille de cultivateur. Marié à Jeanne Caton, père d'Anna, cet homme à l'espoir de beaucoup de soldats : revenir vite. « Nous nous retrouverons tous et avec nous le bonheur. » Ces mots sont ceux d'une lettre envoyée à sa femme depuis Chalon. Le 23 août 1914, il part avec le 56e Régiment d'Infanterie. Sa compagnie, la 25e, stationne dans le secteur des Hauts-de-Meuse. Les batailles sont violentes, les positions bougent souvent, la guerre des tranchées n'a pas encore débuté. Le 5 octobre 1914, il est aux avant-postes sur la commune de Mécrin. Une batterie allemande tire ses obus sans relâche. L'un d'eux mettra un terme à la vie de Louis Dutreuil. La guerre débute, les histoires d'hommes s'arrêtent déjà. Il repose aujourd'hui encore à la nécropole nationale de Marbotte.
Poète, journaliste, Auguste Compagnon n'avait finalement rien de particulier pour entrer en guerre. Sauf son âge. Né en 1879 et 34 ans plus tard, il sera engagé dans la Grande Guerre. Sa carrière civile, il l'a passée à informer. Véritable citoyen de la République des Lettres, il devient rédacteur au sein du journal conservateur, le Courrier de Saône-et-Loire. Il sera également l'un des fondateurs de l'Association amicale de la Presse chalonnaise. Sa carrière militaire commence au 56e RI où il fait son service militaire avant sa carrière journalistique. Mais c'est ensuite que celle-ci s'assombrit. Au sein de la 10e compagnie, il va lutter au bois d'Ailly, dans les Hauts-de-Meuse et en Champagne. Ce sont les dernières terres qu'il aura l'occasion de fouler. Le 7 octobre 1915, alors que la lutte est engagée, il tente de sauver un camarade blessé. Il est tué, laissant derrière lui une veuve et deux orphelins. L'association chalonnaise qu'il a contribué à créer publiera ensuite ses « Poèmes et Lettres des Tranchées » dans un style aiguisé, poignant et sincère.
Deux histoires d'homme, deux vies prises par la guerre. L'association chalonnaise « Ceux de 14 » cherche à faire revivre ces hommes. Ou en tout cas, leur vie civile, celle qui a cessé avec la Première Guerre Mondiale. Il y a 4 633 hommes qui sont dans ce cas.
Henry de Beaupuis avait choisi cette vie de soldat.
Né à Dijon en 1889, il devient officier au sein du 56e RI comme sous-lieutenant dans la 10e compagnie, tout comme Auguste Compagnon. Mais le Dijonnais vivra moins longtemps. Le 12 avril 1915, à 25 ans, il tombe dans le bois d'Ailly, lors de l'une des plus grandes batailles de cette guerre. Le 56e est le fer de lance de la conquête de ce bois, situé dans la Meuse. Les combats se font à la grenade, les hommes sont proches des lignes ennemies. Ils doivent certainement entendre les voix allemandes. Marie Auguste Gabriel Maurice de Beaupuis donne son dernier souffle. « A montré beaucoup d'énergie et d'autorité dans le commandement de sa section, qu'il a maintenue dans une situation très critique pendant quatre nuits, subissant un bombardement très intense de l'artillerie lourde, qui bouleversait les tranchées et infligeait des pertes cruelles à sa section. A été blessé mortellement à son poste, au milieu de ses hommes ». C'est la citation post mortem d'un homme qui n'a eu que son courage face à l'ennemi.
Raymond Catinot était également militaire de carrière.
Né dans une famille de vignerons, il intègre le 152e RI dès 1904. L'armée est sa vie, la guerre l'aura reprise. En 1910, il rejoint le 56e RI à Chalon. Il est alors lieutenant et marié à Léontine Joffroy. Le 5 août 1914, lors de la mobilisation, il part en campagne comme commandant la 3e section de mitrailleurs. Le 1er octobre 1914, Rémond Catinot est blessé une première fois dans la Meuse, au bras gauche, puis une seconde fois à la tête le 30 mai 1915. La troisième fois sera fatale, à Fleury, lors de la bataille de Verdun en 1916. Il est victime d'éclats d'obus à 33 ans. Il repose à la nécropole nationale de Belleray dans la Meuse.
Blessé à plusieurs reprises, c'est aussi le cas d'Arthur-François Baudin, rédacteur au Petit-Creusot. Né à Gergy le 18 mai 1893, il devient élève à l'École professionnelle de Chalon, où il a étudié de 1905 à 1909 avant d'être embauché comme rédacteur aux chantiers navals Schneider. Et comme tous les hommes de sa génération, il est incorporé en 1914. Tout d'abord, avec un régiment mâconnais, il est blessé une première fois le 20 août 1914, lors de la bataille de Sarrebourg. Mais la blessure est bénigne et il est réintégré le 30 octobre, avec le grade de caporal, dans le régiment chalonnais de réserve, le 256e. Il se retrouve alors dans le Nord de la France. C'est à Béthune qu'Arthur-François Baudin est blessé une deuxième fois, le 18 mars 1915. Mais une fois encore, la blessure n'est pas suffisamment grave pour le démobiliser. Passé le temps de sa convalescence, il intègre cette fois-ci le 56e le 27 décembre 1915. Nommé sergent en août 1916, promu sous-lieutenant en juillet 1918, c'est un mois plus tard, le 18 août 1918, qu'il trouva la mort lors des meurtriers combats de l'Oise, à Maison-Rouge, alors qu'il entraînait sa section à l'assaut. La fin de la guerre était proche.
Cinq hommes parmi des millions qui sont tombés dans la Première Guerre mondiale. Cinq hommes avec des vies souvent lointaines des fusils, des obus ou des grenades. Mais cinq hommes, tombés lors des combats, « morts pour la France », que les cérémonies du souvenir, chaque 11 novembre, rappellent à notre mémoire collective.
Grégory Jacob


« Pour Ceux de 14 », garder la mémoire
C'est en décembre 2006 qu'est née l'association « Pour Ceux de 14 - Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre », basée à Chalon. Son but est de redonner un semblant d'humanité aux 4 633 soldats morts pour la France dans les quatre régiments chalonnais (les 56e et 256e d'infanterie, les 59e et 259e d'infanterie territoriale). Cette entreprise de grande envergure doit aboutir, en 2014, à une histoire quotidienne extrêmement précise de ces hommes. Le cadre chalonnais est largement dépassé car parmi les soldats beaucoup venaient des quatre départements bourguignons. Toutes les personnes possédant des documents concernant les quatre régiments sont donc encouragées à prendre contact avec l'association « Pour Ceux de 14 ». On peut écrire au siège social, 30 rue Saint-Georges, 71 100 Chalon-sur-Saône, envoyer un courriel à l'adresse suivante : mbravardoffice@wanadoo.fr ou téléphoner au 03 85 42 75 35


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29 octobre 2007

Une base de données

L'association pour ceux de 14 s'est fixé pour objectifs de reconstituer l'histoire des régiments en eux-mêmes et la biographie des soldats des quatre régiments chalonnais ( 56e et 256e d'infanterie, 59e et 259e d'infanterie territoriale ) morts pendant la guerre .

Par la recherche, redonner à ces derniers une humanité qui fait tant défaut aux documents administratif épars traitant de leur mort, les sortir de la liste anonyme où les a jetés l'écoulement du temps, tel est l'un des buts de l'association .

Comme préalable à cet ambitieux projet, il nous est apparu essentiel de formaliser une base de données la plus exhaustive posssible .

Le registre de contrôle nominatif

Pour ce faire, nous avons la chance de pouvoir travailler à partir du registre de contrôle nominatif des 4633 soldats des régiments de Chalon morts pendant la Grande Guerre, pieusement conservé au musée du Souvenir du Combattants de Chalon-sur-Saône, allié de notre association .

Ce précieux document est en cours de dépouillement.

A l'origine, c'était un grand livre de compte récapitulant le paiement du pécule des miltaires décédés à leurs ayants-droit .

Aujourd'hui, il nous donne :

- les noms et prénoms du soldat

- son régiment et sa compagnie

- la date et le lieu de son décès

- son état-civil ( marié, célibataire )

- les noms, prénoms, adresse et état-civil de ses ayants-droit ( épouse, enfants, père, mère )

r_gistre_soldes_exemple

Une page du régistre


Mémoire des Hommes

Pour chaque soldat inscrit au registre de contrôle nominatif

Brisebarre

Philippon

nous recherchons sa fiche " Mort pour la France " sur le site Mémoire des Hommes 

Exemples :

Philippon

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/php/fiche_popup.php?_Base=MPF1418&_Lg=fr&_Fiche=Eii6XO5RPAM6c9oB9mG2EQ==&_C=939299034

Brisebarre

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/php/fiche_popup.php?_Base=MPF1418&_Lg=fr&_Fiche=dCKyUVpQogOKdh3Q7GK6EQ==&_C=294057905


Sépultures de guerre

Certains, comme Jean-Louis Philippon sont inhumés dans une nécropole miltaire .

On peut alors retrouver l'emplacement de sa tombe sur le site Sépultures de guerre

sepulture_Philippon

http://www.sepulturesdeguerre.sga.defense.gouv.fr/fiche.php?NUM=289602


La littérature

Les circonstances de la mort du sergent Brisebarre (qu'il orthographie Brisebard) sont rapportée par Jean Marot, dans son livre Première rencontre avec ... Souvenirs de la Mobilisation et des premiers mois de la Guerre, imprimerie du Progrès de Saône-et-Loire, Chalon-sur-Saône, 1926, pages 77 et 78 .

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Marot__Brisebarre_p78

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28 octobre 2007

Les J.M.O

Journaux des Marches et des Opérations ...

Conservés par le Service Historique de la Défense au Château de Vincennes .

Le répertoire des J.M.O. des unités de la première guerre mondiale tome 1 et tome 2 est numérisé .

Ceux du 56e et 256e R.I. sont d'ores et déjà numérisés .

Ceux du du 59e et 259e R.I.T. le seront bientôt .

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L'illustration du J.M.O. du 56e R.I. est remarquable .

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Malheureusement, les J.M.O. ne sont pas toujours complets . Ainsi, dans celui du 56e R.I. manquent les périodes :

- du 13 août au 31 décembre 1914

- du 1er au 8 janvier 1915

- du 2 juin au 31 décembre 1916

- du 1 janvier au 22 mai et du 5 au 21 juillet 1915

- du 26 février au 28 mars 1918 

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14 octobre 2007

Les chemins de mémoire

Du 6 au 8 juillet 2007, l'association Pour ceux de 14 ... a organisé un voyage de trois jours dans les pas du 256e R.I. sur le front du nord ( Pas-de-Calais et Flandres ) . Voici quelques photographies, souvenirs de cet émouvant pèlerinage .

( Cliquez sur l'image pour l'agrandir )

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Un instant particulier

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Nos alliés britaniques ont combattu dans le même secteur

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Kipling

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Et, par Gabriel Michelin, le recit illustré de voyage .

Il est 5 heures 30 du matin le 6 juillet 2007. Le bus quitte lentement la caserne Carnot.

De cette caserne sont partis il y a 93 ans les Bourguignons des 56ème et 256ème régiments d’infanterie. Envoyés dans la tourmente pour une guerre que l’on prévoyait courte et victorieuse, ils ne savaient pas encore ce qui les attendait.

Près de 5000 d’entre eux - on ne saura jamais le nombre exact - sont tombés sur les différents champs de bataille, et beaucoup sur les lieux que nous allons visiter.

Emmenés par Jean Pierre Legrand et Gilles Platret, et grâce à la présence d’Henri Vaudable, qui va nous rejoindre à Arras, venant de Montpellier, l’expédition promet d’être intéressante.

Pour moi, c’est le second pèlerinage sur les lieux ou mon père s’était battu.

Après 9 heures 30 de route environ, marquée par quelques arrêts, arrivée à Notre Dame de Lorette.

Repas rapide à l’Estaminet sur le site, puis départ sur les traces du 256ème dans le secteur nord de Notre Dame de Lorette.

A Loos en Gohelle, montée sur le terril, en bus, heureusement.

Je suis à chaque fois stupéfié par la hauteur de ces montagnes de pierrailles accompagnant le charbon, et que l’on a remonté des profondeurs de la terre.

( A signaler, pour les amateurs de botanique, d’un grand nombre d’une plante rudérale, spécifique des terrils, qui porte de belles fleurs jaunes : il s’agit de Glaucium favum, une plante de la famille des papavéracées)

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De là, on domine le secteur nord du champ de bataille, là ou mon père s’est battu, de La Bassée à Cambrin, de Cambrin à Loos, de Notre Dame de Lorette à Souchez, et à Vimy, en face Thélus, ou il fut enterré vivant par l’explosion d’un fourneau de mine, avec deux de ses camarades.

On sait moins que la guerre de tranchées fut aussi une guerre de sapes et de mines.

A partir des tranchées, on creusait un souterrain s’enfonçant sous les lignes adverses, on bourrait d’explosifs, et on faisait tout sauter.

Cela créait des cratères énormes, atteignant parfois 100 mètres de diamètre, dans lesquels les assaillants et les rescapés se précipitaient, luttant avec ce qu’ils avaient sous la main : fusils, baïonnettes, couteaux, haches de sapeur, pelle de tranchée…

Certains de ces cratères on été conservés.

On voit sur le dessin de mon père l’une de ces explosions, le 10 mars 1915, à 7 heures du matin : tout saute en l’air : les hommes, les débris d’hommes, le matériel.

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Il s’agit de soldats Allemands, et les hommes du 256ème se préparent à bondir de leur tranchée pour aller occuper la position.

« Ce fut au cours de cette période difficile que fut tué le chef du régiment, le lieutenant-colonel Feracci.Le jour même, 10 mars où les Anglais exécutaient jusqu'à notre contact la brillante offensive de Neuve Chapelle, il accompagnait dans nos premières lignes le colonel Bordeaux, venant observer l’explosion d’une mine, qui devait détruire un saillant de la ligne ennemie, et examiner les moyens d’action que nous mettrions à l’appui de nos alliés ; le même obus tua le lieutenant-colonel Feracci,blessa grièvement le colonel Bordeaux en même temps que deux officiers de la brigade, dont l’un mourut peu de temps après »

(Historique sommaire du 256ème) (Gilles Platret)

Mais revenons un peu en arrière avec un autre dessin de mon père :

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« Le 8 février, le capitaine Gouzien, à la tête de la 24ème compagnie, s’emparait de l’ancien moulin de Cambrin, position avancée de l’ennemi au sud de la route de Lille, et des tranchées qui le défendaient. Appuyés par un tir d’artillerie sur les deuxièmes lignes Allemandes, et par des mitrailleuses, deux sections, sous les ordres du lieutenant Jacquelin et de l’adjudant Jondot, attaquaient la position de front ; les deux autres, commandées par le sous-lieutenant Prost et le sergent-major Lagandre, partant des maisons en ruines de la route de Lille l’abordaient de flanc. L’ensemble des tranchées tombe immédiatement en leur pouvoir, tandis que se produit un corps à corps ; l’adjudant Jondot abat lui-même plusieurs ennemis ; le sergent-major Lagandre tue à bout portant un soldat Allemand qui luttait avec le lieutenant Jacquelin. Rapidement, la garnison de l’ouvrage est anéantie et l’organisation de la position conquise s’effectue malgré la violence du bombardement. Le capitaine Gouzien, voulant s’assurer de la disparition de tout ennemi à proximité de notre nouvelle ligne,sortit de la tranchée pour visiter les ruines du moulin et tomba frappé d’une balle qui l’atteignit en pleine poitrine ; l’adjudant Jarjat, méprisant les projectiles, dont le nombre s’accroissait sans cesse , se précipita sur le terrain et parvint à ramener son chef ; mais celui-ci presque mourant, voulait refuser tout soin et exhortait ses hommes à bien garder la glorieuse conquête, qui, pour perpétuer sa mémoire, reçut le nom de « tour Gouzien » A la suite de cette brillante opération, le colonel Bordeaux, commandant la 118ème brigade, transmit au régiment les félicitations du commandement anglais qui, témoin de l’attaque du 8 février, en apprécia hautement la vigueur et la décision »

(Historique sommaire du 256ème) (Gilles Platret)

Tu me disais : avant l’attaque, on a voulu nous faire chanter « la madelon » Personne n’a chanté.

Vous n’étiez pas des fanfan-la-tulipe. Vous étiez de la chair à canon.

Et la chair à canon ça ne chante pas.

Ca pense à la famille et aux enfants que l’on ne verra peut-être plus jamais.

Comme cet homme, près de toi, éventré, et qui tenait ses tripes avec ses mains, et disait adieu à ses enfants en pleurant, avec un accent du midi…

Les conditions étaient effroyables, dans un mélange infâme, fait de boue, de cadavres, de débris de matériel de toute sorte, de restes humains, avec la mort qui venait du ciel et par dessous la terre.

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Alors que tu étendais du saindoux sur ton pain, des débris noirs tombaient sur ta tartine, que tu écartais de la pointe de ton couteau. Levant les yeux, cela provenait d’un cadavre en décomposition. Tu ne sentais même plus l’odeur…

Samedi 4 décembre 1915 : « Des tranchées de réserve, nous allons en 1ère ligne, mais l’eau et la boue nous ont empêché de faire la relève ; nous en avions par endroits jusqu’au ventre. Plusieurs d’entre nous sont restés enlisés. Nous avons été obligés de les arracher avec des cordes. Chacun revient en arrière comme il le peut. »

Dimanche 5 : « Des tranchées de réserve nous retournons en 1ère ligne, mais toujours la boue. Nous sommes obligés de nous arrêter au chemin creux, et toujours le même temps. Nous sommes obligés de coucher dans la boue »

Lundi 6 : « Du chemin creux nous allons en 1ère ligne. Ce fut un triste voyage, dans la boue jusqu’aux genoux. Pour faire 2 kms, nous avons mis quatre heures, et, pour nous remettre, la pluie sur le dos. Le soir, rien à manger. Je suis arrivé en 1ère ligne à moitié mort de fatigue. Toujours au Labyrinthe, en face Thélus.

Mardi 7 : « Aux tranchées de 1ère ligne. Nous avons été à la soupe à Mareuil, encore une fois dans la boue jusque aux genoux, enfin il nous faut une journée pour avoir rien. Depuis 3 heures du matin nous sommes rentrés à 4 heures et demies du soir, et une bonne pluie pour nous rafraîchir. Toujours au Labyrinthe.

Pages suivantes : Les Allemands sont au dessus des tranchées, nous aussi…Y a-t-il eu des tirs ? Le front devait être calme, par force…

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Un groupe du 256ème, au repos . Assis, tête nue, Pierre Michelin. Remarquer le couteau dans la bande molletière

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Fait à Grenay 1914 .

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Les lieux à l’heure actuelle.

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Vue depuis le terril.

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Retour du terril.

Sortant du terril, départ pour le musée de Loos, où nous sommes accueillis par un conservateur passionné - et passionnant - et que nous assaillons de questions. Mais le temps presse, nous avons rendez-vous à 18 heures en mairie d’Auchy les Mines, et, auparavant, il y a une stèle à la mémoire du 256ème à voir.

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Un des deux conservateur

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Une salle du musée

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La stèle

A la mairie d’Auchy, agréable réception de la part du maire, avec une délégation, et avec la présence de Jean Claude Boulanger, qui, après de longues recherches, a écrit un ouvrage de plus de 500 pages, extrêmement détaillé, intitulé « La Grande guerre dans notre région » et vu tant du côté Allemand que de notre côté.

Le maire nous a parlé de la grande quantité de vestiges dans le sous-sol, qu’il s’agisse de matériel, ou de débris humains, ou de corps entiers. On peut difficilement creuser le sol pour faire une tranchée- voilà le mot qui revient- que ce soit pour une canalisation, une fondation de maison, ou toute autre chose, sans découvrir ces vestiges. Il en est de même dans les terres de culture, ou l’on dépose en bout de champ les objets ramenés au jour par la charrue, avec parfois des accidents avec les obus. J’ai vu moi-même plusieurs fois ces tas en bout de champ, qui sont ramassés par les services de déminage. On estime à 90 tonnes, seulement pour les départements de la Somme et du Pas de Calais, le volume annuel de ce matériel, et les experts pensent qu’il faudra encore plus d’un siècle pour que le terrain soit nettoyé ! Sur un mur, intéressante exposition photo de l’époque. Un vin d’honneur fut servi, salué par un ban bourguignon.

Mais la réunion fut malheureusement écourtée, car il fallait être à Arras pour le dîner avant l’heure de fermeture du restaurant du 601ème régiment de circulation routière, à la citadelle, où l’on nous attendait, ce qui nous a privé des contacts et des entretiens que nous aurions avoir avec la population locale.

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Jean Pierre Legrand et Monsieur Le Maire Jean Clarisse

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On reconnaît les non Bourguignons, qui ne savent pas faire le ban, malgré un chef de valeur…

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Le repas à Arras.

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... et le petit déjeuner du lendemain à Beuvry.

Mais la beuverie s’est résumée à du thé et du café…Nous nous rattraperons ce soir !

Samedi 7 juillet. Départ de l’hôtel à 8 heures, destination : Notre Dame de Lorette.

Notre Dame de Lorette : le choc.

Des croix blanches à l’infini. Sur 13 hectares. Dans un alignement parfait. Plus de 20.000 tombes individuelles. 8 ossuaires avec les débris de plus de 22.970 inconnus. Et il faut ajouter 12.080 corps identifiés rendus à leur famille !

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combattantsArtois

Nous commençons la visite, escortés par la Garde d’Honneur, qui va nous accompagner, et conduite par Monsieur Haute, le Président, va nous mener aux cinq tombes des morts du 256ème, où Madame Bravard va déposer une gerbe sur l’une d’entre elles.

Une autre gerbe sera aussi déposée dans le carré Musulman, et Monsieur Paul Derain, le doyen de notre groupe, déposera, lui, une gerbe au pied de la tour–lanterne.

Cette tour, haute de 78 mètres, avec un phare tournant en partie supérieure, comporte essentiellement une crypte, dont la partie visible et constituée par quatre groupes étagés de huit cercueils recouvrant les 25 caveaux de l’ossuaire.

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Sur une tombe du 256ème

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Au carré Musulman

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Au pied de la Tour Lanterne

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La tour-lanterne

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La délégation

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4 hommes du 256ème.Tous sont tombés entre le 27 février 1916 et le 5 mars 1916.

A Notre Dame de Lorette, la visite se poursuit, par le Musée Vivant…si l’on peut dire. Pour moi, c’est plutôt le musée de la Mort, morts effroyables que l’on peut regarder tout à loisir au moyen d’une batterie de projecteurs stéréoscopiques qui occupent toute une pièce. Je pense qu’il est indécent de montrer toutes ces souffrances. A côté, quelques tranchées éboulées, et quelques canons rouillés, mais bien incapables de traduire l’enfer…Et, encore à coté, une autre partie du musée présente une grande quantité de matériel Français, Allemand, Anglais, ou je reconnais le même couteau Anglais que celui de mon petit musée...

Les Allemands ont appelé N . D.de Lorette: Totenhügel : la colline de la mort…Ils ont eu dans les 100.000 morts en Artois, et leurs cimetières sont aussi dans la région.

Mais il faut partir, la Nécropole de La Targette nous attend. La Targette est un hameau de Neuville Saint-Vaast. A l’arrivée, au premier carrefour, une gigantesque main arrête l’œil, elle a été construite en souvenir des combats du 9 mai 1915. En face, musée très intéressant que nous visitons. Dans la nécropole « reposent »- pour employer le terme consacré-7476 Français dans des tombes, et 3868 dans des ossuaires. Le joignant sur la droite se trouve un cimetière Britannique.

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La Targette. Cimetière Français

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Le cimetière britannique .

Après la visite, retour pour déjeuner à Arras, et départ pour la crête de Vimy, où les Canadiens et les Anglais ont vaillament combattu, Je pense à Blaise Cendrars qui fit ,avec 300 ou 400 hommes, une percée à travers quatre lignes de tranchées Allemandes, jusqu’à la crête de Vimy, mais qui ne furent pas suivis par l’état major, et qui furent pris sous le feu des canons de 75 Français, et des Allemands qui leur tiraient dans le dos…

Un très beau et grand monument se dresse à la cime dans un espace découvert, et au bas, on peut visiter des tranchées reconstituées, avec, à côté, un musée. Dans le bois existent d’autres tranchées, dans l’ètat, mais qui ne sont pas toutes visitables, en raison du danger qui subsiste, avec les munitions enterrées, et non explosées. L’ensemble est propriéte de l’etat Canadien.

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La suite nous conduira sur la tombe du fils de Rudyard Kipling, John Kipling, retrouvé recemment, et qui a suivi le poème écrit pour lui par son père…

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Et c’est le départ pour la Belgique, où le 256ème a combattu le long du canal de l’Yser, mais le temps presse, et nous nous faisons une petite halte à Ypres, le temps de boire une bière…

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La halle aux draps, entièrement reconstruite.

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Le temps n’est pas favorable aux photos.

Mais l’heure du départ a sonné, nous avons encore beaucoup de kilomètres a faire avant d’arriver à Dunkerque, notre prochaine étape, ou plus précisément à Saint –Pol-sur Mer, ou se trouve notre hotel. Une petite toilette, et en route pour la soirée à Dunkerque, aux « Trois Brasseries », au bord du bassin du Commerce, immense établissement , où l’on trouve une installation de brasserie en cuivres rutilants, faite de chaudiéres pansues, et de tuyauteries en cuivre parfaitement astiquées. Excellente cuisine à la biére, et bière à volonté, ce qui nous incite a pousser quelques chansons Bourguignonnes, peu connues en ce lieu. Et direction : l’hotel.

Le lendemain, visite de la ville, promenade sur la jetée, et du musée du réembarquement des armées Britanniques et de la 1ère Armée Française, « Dunkerque 1940 » ce qui provoque des serrements de cœur. Musée très interessant également, et géré aussi par des passionnés, qui nous ont accompagnés pendant toute la visite.

Et il faut penser au retour, Chalon est loin. La prochaine étape est Arras, ou l’on nous attend à notre restaurant attitré, le 601ème Régiment de Circulation Routière, que je remercie au passage. Et surtout merci à Henri Vaudable, chef du Service Recherche et Documentation du Service Historique de la Défense à Vincennes, qui n’a pas hésité a interrompre ses vacances à Montpellier et traverser la France pour venir nous rejoindre, à Jean Pierre Legrand, Président de notre association, à notre ami Gilles Platret, qui n’est jamais avare d’explications, à Jean-Claude Boulanger, a qui nous avons pu acheter son ouvrage, qui est la bible de ce qui s’est passé dans la région à cette triste époque, à Claude Van Den Mersch, et a Monsieur Jean Clarisse, le maire de Auchy -les- Mines qui nous a si gentiment recus.

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Arras

Cette guerre a couté à la France - qui fut le pays le plus dévasté – 1.357.800 morts et disparus, soit la population de 43 villes comme Chalon à l’époque ! Mais aussi 3. 395. 000 blessés, les populations des régions envahies jetées sur les routes de l’exode, avec, on ne le sait pas assez, 210. 000 morts.Les villes et les villages détruits, dont sept, n’ont jamais pu être reconstruits, il n’en restait rien…Et beaucoup de beaux noms de famille Français, disparus à tout jamais, remplacés par la suite par les noms de l’immigration.

Bien que nés après, les gens de ma génération ont été élevés dans le souvenir de cette guerre, et ont eu dans leur famille des morts ou des grands bléssés (personnellement, mon oncle a eu un bras arraché, et mon père a été gazé) , ces hommes a qui il manquait un membre, ou deux, qui se déplaçaient avec de mauvaises béquilles en bois, ou un pilon, ou une petite charrette quand les deux jambes manquaient, ou que le bas était paralysé !

Combien aussi de manches de vestes vides, ou, quand il restait un peu de l’avant bras, un crochet en guise de main.

Et les gueules cassées ? Ceux-là, ont les voyait moins. Portant des cicatrices horribles à la face, mal dissimulées par des prothèses, ils hésitaient à se montrer.

Et je pense aussi à ces éternels oubliés, les animaux, annéantis sur les lieux de combat, ou asservis, comme les chevaux, mulets, ânes, à trainer nos canons et autres charrois, et qui ont connu les mêmes souffrances que les hommes…

Mais a quoi cette guerre nous a-t-elle mené ? A la ruine, la ruine de la France, nous avons perdu le Franc-Or, a la ruine de l’Allemagne, a la ruine de l’Europe ; elle a semé les germes des totalitarismes : nazisme, fascisme, communisme, qui allaient à nouveau, vingt et un ans après, provoquer un cataclysme embrasant le monde entier, et détruisant une quantité fantastique de matériel, de matières premières, d’êtres humains, avec la bombe atomique à la clé.

………………………………………………………………………………………….

Notre pays n’a pas connu de guerre sur son territoire depuis soixante-trois ans. Sachons l’apprécier, et regardons ce qui se passe autour de nous, dans les autres pays du monde !

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Le drapeau de Notre Dame de Lorette

Gabriel Michelin, le 14 novembre 2007.

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07 juillet 2007

Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre . Naissance d'une association .

Le 27 décembre 2006, un groupe de passionnés fonde une nouvelle association, " Pour ceux de 14-Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre " dont le lancement officiel a eu lieu le 23 février 2007 à la caserne Carnot de Chalon-sur-Saône .

Le dossier que nous vous présentons a été édité à cette occasion .

Aux origines de l'association  un premier voyage sur les traces du 56e régiment d'infanterie de Chalon-sur-Saône . Puis, suite à l'aboutissement du projet d'érection d'une Croix symbolisant le sacrifice de nos soldats bourguignon s'imposa l'idée de créé une association afin de poursuivre cette action historiographique et mémorielle .

Ce dossier retrace les grandes lignes de l'histoire des régiments de Chalon-sur-Saône , 56e , le 256e régiment d'infanterie dans leurs périples . La tragédie du 59e et le 259e régiments d'infanterie territoriale y sont évoqués .

Enfin, il expose les buts et les moyens d'action de l'association " Pour ceux de 14 ... " .

Pour que ce projet aboutisse , " Pour ceux de 14 ... " a besoin du soutien du grand public, aussi, si vous pensez pouvoir nous aider, contactez l'association .

Merci .

Posté par Dominique Rhety à 15:39 - 1 Présentation - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2007

Actualité ...

Pour ceux de 14 publie ...

un article consacré aux fraternisations de novembre 1914, dans ce numéro hors-serie, juillet-août 2007 de la revue Ligne de Front qui vient de paraître . Sous la signature de notre association il est intitulé Les fraternisations " filles " de la guerre de position .

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http://www.ligne-front.com/kiosque.php

Le texte est tiré de l'étude publiée par Gilles Platret, vice-président de Pour ceux de 14 et président de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône, dans le tome LXXIV des Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône en janvier 2007 .

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Photographie de couverture : Soldats de la 23e compagnie du 256e régiment d'infanterie de Chalon-sur-Saône pendant la campagne de 14 ( coll. Gilles Platret )

Pour tout achat du tome des Mémoires en question (15 euros + 3 euros de frais de port), écrire à la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône, 9 rue Philibert-Guide 71100 Chalon-sur-Saône.

Posté par Dominique Rhety à 21:12 - 5 La vie de l'association - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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