Pour ceux de 14

Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre

21 juillet 2009

De la Lorraine aux Vosges

Le dernier voyage de l'association relaté dans un article du Journal de Saône-et-Loire publié le 15/07/2009 :

Histoire

Commémoration «Pour Ceux de 14 »

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Le groupe autour de la croix des régiments de Bourgogne au bois d'Ailly. Photo R.D. (CLP)

L'association « Pour ceux de 14 » est partie sur les traces des soldats de la région chalonnaise, ceux qui ont servi pendant la Grande Guerre.

Début juillet, les membres et amis de l'association « Pour Ceux de 14 » ont participé à leur voyage annuel. Première étape : Marbotte (55) puis la montée du chemin de la croix Saint-Jean où ils ont déposé une gerbe et se sont recueillis à la croix des régiments de Bourgogne au bois d'Ailly.

Puis direction Gosselming (57), près de Sarrebourg, pour une visite des lieux et du cimetière où le 56e R.I. de Chalon perdit le tiers de ses effectifs (tués ou blessés) le 20 août 1914 en 3 heures. Une gerbe a été déposée. Un Givrotin, Lucien Putois, mort à 22 ans, repose dans le cimetière.

Le lendemain, ils ont visité la ville et ses vitraux de Chagall, avant de rejoindre Arzwiller et le plan incliné de Saint-Louis/Arzwiller (ascenseur à bateaux), pour profiter d'une petite croisière.

Le groupe a ensuite repris la route vers le Linge, où il a effectué la visite du champ de bataille et du musée. Au Linge ont combattu deux soldats. L'un, Claude Joblot, de Givry, appartenait au 59e R.I.T. de Chalon. Il est décédé le 27 juillet 1915, près du col de Wettstein, à l'âge de 40 ans. L'autre, Louis Tussiaux, soldat du 121e bataillon de chasseurs à pied, originaire de La Charmée, décédé le 29 juillet 1915, au Linge à l'âge de 20 ans. Tous les deux sont tombés victimes de l'ennemi. Le lieu des sépultures n'est pas connu.

Une gerbe a été déposée au cimetière militaire de Orbey-Wettstein (68), avant le retour en terres chalonnaises.

René Dard (CLP)

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04 juin 2009

Conférence à Crissey

donnée par l'association, mercredi dernier.

A lire, l'article paru dans le Journal de Saône-et-Loire du 4 juin 2009 :

Les trois conférenciers, Jean-Pierre Legrand, Marie-Hélène Bravard et Gabriel Michelin, de l'association « Pour ceux de 14-18 », ont empli d'émotion les Crissotins et les auditeurs venus des environs. Le réalisme des photos des tranchées, des dessins montrant la mort dans ses aspects les plus tragiques, ont montré à l'assistance ce que ressentaient les soldats de ces 56e et 256e Régiment de Chalon, où se trouvaient cinq soldats de Crissey.

Un moment de souvenir a été demandé pour Claudius Boissier, vice-président de Crissey Animation, association organisatrice de la conférence.

De nombreuses questions ont été posées aux conférenciers, lors du vin d'honneur qui a suivi, offert et servi par les bénévoles de Crissey Animation

Crissey

Tous méditatifs devant les photos projetées. Photo C.P. (CLP)

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15 mars 2009

Conférence émouvante sur la guerre 14-18

donnée à Champforgeuil le 10 mars 2009 . Le compte-rendu en est à lire dans le Journal de Saône-et-Loire du samedi 14 mars 2009 .

samedi 14 mars 2009 - Champforgeuil

Champforgeuil
Conférence émouvante sur la guerre 14-18

Emouvante conférence, mardi soir salle Châtelet, à l'initiative du président Denis Saunier de l'U.N.C., donnée par le colonel Jean-Pierre Legrand sur le calvaire subi par les soldats bourguignons du 56è R.I. de Chalon durant la Grande Guerre de 14-18 sur le front de l'Est, Verdun, la Somme et la Marne.
L'association chalonnaise « Pour ceux de 14- mémoire bourguignonne de la Grande Guerre », dont le colonel Legrand est le président et Marie-Hélène Bravard la secretaire, veut préserver et promouvoir l'héritage commun des habitants héritiers des soldats de 14-18. Elle fait des recherches sur l'Histoire des régiments bourguignons en général et chalonnais en particulier. Par ce biais elle veut servir la connaissance du grand public pour honorer justement la mémoire des soldats et faire connaître aux jeunes générations les sacrifices consentis par leurs grands aînés. De plus, elle veut redonner aux sacrifiés des 4 régiments chalonnais, une humanité absente des documents administratifs en les sortant des listes anonymes. Pour cela, elle sollicite les familles pour qu'elles sortent de leurs archives des cartes postales et lettres et les communiquer à l'association (elles leur seront rendues). Jean-Pierre Legrand, un enfant du Nord, s'est attaché à la Bourgogne depuis 1965. Il a commandé la Base chalonnaise, là où était le 56è R.I. jusqu'à son départ en retraite en 1988. ChampforgeuilDans sa conférence il a très bien décrit l'ambiance qui régnait en 14 dans notre région, et aussi les supplices vécus par les enfants du pays dramatiquement engagés dans l'horrible conflit qui a réduit à néant le 56è R.I. Et même, pour les rares survivants, les douleurs physiques et morales endurées en silence à leur retour au pays. C'est sur tout cela que l'association veut lever le voile en y associant le plus grand nombre de personnes. La conférence de mardi en est un exemple, contribuant ainsi à la préparation de son grand chantier en prévision du centenaire, en 2014, de la déclaration de la Grande Guerre. L'implantation d'une croix commémorative au Bois d'Ailly est en projet et a besoin du soutien du plus grand nombre.
R.G.

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04 mars 2009

Sur les traces sanglantes du 56e RI pendant la 1re guerre

Dans le Journal de Saône et-Loire du 4 mars 2009, le compte-rendu de la conférence donnée à La Charmée .

mercredi 4 mars 2009 - La-charmee

La charmée
Sur les traces sanglantes du 56e RI pendant la 1re guerre

L'association « Pour Ceux de 14 » a répondu à l'invitation de la bibliothèque municipale de La Charmée, et son président Jean Pierre Legrand assisté de Nicole Dard est venu parler du tragique destin des soldats du 56e RI partis de la caserne Carnot de Chalon-sur-Saône et qui se sont illustrés sur de nombreux champs de batailles de la grande guerre.4_3_affiche
Nicole a tout d'abord fait l'historique de l'association qui compte des membres actifs et des membres associés. Cette association a été créée pour maintenir le souvenir pour les générations futures. Elle travaille sur les 4 régiments 56e RI, 256e RI, 59e RIT, 259e RIT qui étaient chalonnais.
Elle s'appuie sur un document relativement rare « le registre des pécules » établi pour l'indemnisation des familles des morts pour la France du 56e RI, mais aussi sur des documents familiaux, sur les archives militaires du château de Vincennes, sur des sites internet comme Mémoire des Hommes.
Ses objectifs sont de réaliser pour 2014, l'histoire de ces 4 régiments.
Jean Pierre Legrand colonel en retraite ayant commandé la BPIA de Chalon-sur-Saône a ensuite pris la parole et avec la passion qui l'habite retracé le parcours du 56e RI avec projection de photos, de documents, de cartes et surtout de récits.
Mobilisation et départ le 4 août 1914, après avoir franchi la frontière le 20 août 1914 attaque de Gosselming, le village est pris et abandonné, 1/3 du régiment est hors de combat avec le 2e bataillon anéanti.
Le 29 septembre 1914 arrivée au Bois d'Ailly où il restera jusqu'au 27 septembre 1915 avec des pertes considérables et avec guerre des tranchées.
Le 27 septembre 1915 le régiment est relevé et acheminé en train entre Tahure /Sommepy et participe à la bataille de Champagne durant laquelle est tué le chef de corps le lt/colonel Duchet remplacé provisoirement par le cdt Fisher puis par le colonel Delaunnay.
Après une courte période de repos, retour au Bois d'Ailly. Le 26 juillet 1916 arrivée à Verdun, combat à Fleury et quitte Verdun le 10 août 1916 et rejoint la Somme jusqu'au 8 janvier 1917 date à laquelle il retourne en Champagne où il restera jusqu'au 20 octobre 1918.
À cette date, le régiment est relevé et placé en réserve dans la région de St Quentin où il cantonne quand sonne l'armistice.
Les 4 régiments chalonnais ont perdu 4 000 hommes pour une bonne partie de bourguignons.
Le 56e RI a perdu 75 officiers et est titulaire de la croix de guerre.
Le régiment a connu des périodes sanglantes durant ce conflit et une croix immortalise son sacrifice et celui des régiments chalonnais à Marbotte au Bois d'Ailly. Cette stèle est entretenue par l'association.
Le débat s'est engagé avec la salle avec de nombreuses questions notamment de jeunes.untitled4_3_public
La municipalité était représentée par R.Bonnardin adjoint et N. Pailloux Rondière, JL.Moreau conseillers.
La discussion s'est poursuivie autour du verre de l'amitié offert par G.Lardy maire de la commune et des gâteaux sucrés salés confectionnés par les bibliothécaires.
Si vous êtes intéressés par l'association, le siège social est à l'Office de la Culture 30 rue St Georges à Chalon-sur-Saône, mail :  pourceuxde14@yahoo.fr ou le blog http://pourceuxde14.canalblog.com/

Si vous possédez des documents relatifs à cette période, vous pouvez prendre contact avec l'association ; ces documents seront numérisés, avec votre accord, et rendus.
Manifestement cette conférence-débat suivie par une trentaine de personnes a été très appréciée et réveillé des souvenirs enfouis dans les mémoires.
René Dard

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11 décembre 2008

Qui étaient les Hommes ?

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Pour la troisième fois dont deux en moins d’un an le carré musulman de la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette a été profané.

L’association «  Pour ceux de 14 » mémoire bourguignonne de la Grande Guerre  s’indigne et se fait l’écho de tous les hommes de bonne volonté devant ce crime renouvelé. Quand la méchanceté et la bêtise s’associent à l’ignorance cela donne immanquablement l’intolérance.

Pour faire juste mesure on ajoutera aussi la lâcheté : il est plus facile de profaner des tombes en 2008 qu’il l’était de faire une patrouille de nuit au même endroit  en 1915.

Qui étaient les hommes dont les tombes ont été profanées ?

Mourir en Artois

Dès l’invasion de la France en 1914, les Allemands s’étaient solidement implantés sur deux collines stratégiques à une quinzaine de kilomètres au Nord d’Arras : la colline de Notre Dame de Lorette et la Colline de Vimy, cette dernière dénommée par les militaires, cote 140.

Il fallait à tout prix – terme d’un usage courant dans les états majors de l’époque- s’emparer de la cote 140. De là on aurait débouché dans la plaine de Douai, repris la guerre de mouvement et repoussé l’ennemi hors de France. . Il était cependant nécessaire ,au préalable, de conquérir la colline de Notre Dame de Lorette qui surplombait les positions françaises.

Carency, Ablain-Saint-Nazaire, Souchez, Neuville-Saint-Vaast, La Targette, Bois de la Folie, autant de noms à la résonance sinistre. Les attaques pour emporter ces objectifs constituent la bataille d’Artois, une des plus meurtrières de la grande guerre. La nécropole de Notre Dame de Lorette est la plus importante de France. Elle contient 40 000 morts dont 20 000 inconnus en ossuaires, ce qui donne une idée de l’âpreté des combats. Il convient d’ ajouter à ce total macabre, les soldats dont les corps furent rendus à leur famille, ainsi que les milliers à jamais disparus , qui n’auront jamais de sépulture. Le temps passe sur cette immense nécropole éloignée des régions de France qui ne furent pas directement ravagées par la guerre. Les hommes de bien oublient…1915 ,il y aura bientôt cent ans.

A l’extrémité Ouest du cimetière sont alignées tournées vers la Mecque les tombes des  centaines et des centaines de Tirailleurs tués pour défendre ce pays qui n’était pas le leur.

Des braves parmi les braves

L’obsession du commandement était la Percée ! La percée qui allait donc déborder les armées allemandes, permettre de reprendre la guerre de mouvement jusqu’à la victoire. Telle était l’ambition de l’offensive du 9 Mai1915 avec pour objectif principal la cote 140, c’est-à-dire la Colline de Vimy. Parmi les très nombreuses unités engagées, la division marocaine. Dans cette division, deux régiments retiendront notre attention :le 4ème tirailleurs de marche et le 2ème régiment de marche du 1er étranger qui constituaient la 1ere brigade.

La 2ème brigade était constituée du 8ème zouave de marche et du
7ème tirailleurs de marche.

Partis de leurs positions à 10 heures en un seul élan, Tirailleurs et Légionnaires ont traversé toutes les défenses allemandes sur une profondeur de 5 kilomètres.

Laissons l’écrivain Blaise Cendrars alors combattant dans les rangs du régiment de marche de la Légion Etrangère ,  témoin et acteur, nous raconter cette attaque :Le rêve de notre Etat Major avait pris forme. La percée était réalisée et de quelle façon !Elle ne fut pas exploitée faute de moyens. Cet exploit fut accompli par ces hommes qui venaient d’ailleurs pour défendre - et avec quelle bravoure - un pays qui n’était pas le leur. Ce sont les tombes de ces braves qui ont été profanées par trois fois.

L’OFFENSIVE DU PRINTEMPS

Il y a exactement trente ans de cela. Oui, il y avait du nouveau. Mais ce n’était pas « l’offensive du printemps », ce grand tralala des états majors qui n’avait pas abouti. Nous, une poignée d’hommes, nous avions bien percé, nous. (Le 9 Mai 1915, à 12h1/4, mon escouade et moi, nous étions sur la crête de Vimy, avec quelques braves types, 2-300 hommes en tout, égarés comme nous qui avions poussé de l’avant en sautant quatre lignes de tranchées allemandes sans tirer un coup de fusil, et le front était crevé) ! Mais les états majors qui avaient monté cette offensive et qui nous avaient fait coudre des carrés de drap blanc dans le dos pour que l’artillerie puisse suivre notre progression à la lunette ( on sait qu’au printemps les dépôts de projets de « mouvement perpétuel » et de «  quadrature du cercle » à l’Office international des patentes à Berne se font plus nombreux que pendant les autres saisons), les états majors, eux, ne croyaient pas à la fameuse percée et quand nous eûmes atteint la crête de Vimy (que les Canadiens ne reprirent qu’en 1918) avec nos carrés blancs dans le dos nous fûmes une jolie cible pour nos 75 et , dès que nous bougions, pour les 77 et les gros noirs autrichiens qui nous amochaient, sans parler des Allemands que nous avions dépassés et qui nous visaient dans le dos avec autant plus d’aisance.

A 3 heures de l’après midi, le renfort ennemi arrivait en autobus de Lille et nous les tirions descendant de voitures, à 300 mètres. Le renfort français n’arriva que le lendemain soir, à 7 heures. Des pauvres vieux. De la territoriale. Ils avaient fait 75 kilomètres à pied. Enfin nous étions relevés,72 hommes en tout. Mon escouade n’avait pas trop trinqué. Et le 11 juin, il avait fallu remettre ça à Souchez et à Carency. A peu près dans les mêmes conditions de manque de jugeote et de manque de foi de la part des états majors, d’incurie, de misère, de massacre, de tuerie pour nous, sauf qu’on ne parlait plus de percée, les Boches étant alertés. Il paraît que c’est Pétain qui avait monté ça. Pétain ou as Pétain, c’était tout un.

Blaise Cendrars «  La main coupée »

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Notre dernier poilu récemment parti, Lazarre Ponticcelli  était un ancien du Régiment de marche de la Légion Etrangère : un étranger parmi les étrangers volontaires pour défendre notre pays.

Malgré d’effroyables pertes les Français ne prirent jamais la côte 140. Les Canadiens l’enlevèrent de haute lutte le 17 Avril 1917 au prix de milliers de morts. Ils considèrent la colline de Vimy comme le lieu fondateur de leur nation. Eux aussi étaient des étrangers. La France reconnaissante leur a fait don à perpétuité de ce haut lieu.

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Hommes soyez humains

Nous prendrons la conclusion, lumière dans les ténèbres, comme on allume un cierge à un autre cierge, sur les lieux mêmes de l’immense nécropole de Notre Dame de Lorette.  Elle s’adresse à tous et en permanence, profanateurs compris, dont on ose espérer qu’ils ne savent pas ce qu’ils font . Levons les yeux vers la lanterne des morts, lisons et méditons :

« Vous qui passez en pèlerins près de leurs tombes

Gravissant leur calvaire et ses sanglants chemins

Ecoutez la clameur qui sort des hécatombes

Peuples soyez unis, hommes soyez humains »

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Signé : Association «  Pour ceux de 14 »

Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre

Chalon sur Saône

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26 novembre 2008

Rosey, Bilan de l'exposition sur la guerre de 14-18

Un article à lire dans le Journal de Saône-et-Loire du :

mercredi 26 novembre 2008

ROSEY
Bilan de l'exposition sur la guerre de 14-18

Rosey est une petite commune de la Côte Chalonnaise qui comme tous les villages de France a connu le désastre en vies humaines du conflit 1914-1918.
Cette année pour le 90e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918 Rosey a vécu des moments d'émotions.
Un natif de Rosey expatrié à La Charmée passionné de la grande guerre où 5 membres plus ou moins directs de sa famille maternelle (Parize) ont participé au conflit dont 3 (Prosper Jules, Jean Marie et Jean Louis) y ont laissé la vie, a réalisé un fascicule reprenant le parcours de ces braves en partant du monument aux morts et du cimetière de Rosey.
Avec la participation de l'Amicale de Rosey, de son président Pierre Chaumont, de la municipalité de Rosey avec Christian Ménager, Michèle Petiot, Michel Dury, de Georges Parize ancien maire et de plusieurs autres personnes, une exposition a été présentée au public du 11 au 20 novembre à la salle communale.
Cette exposition comprenait des lettres de Claude Parize qui a combattu jusqu'en 1919 en Salonique après avoir traversé une bonne partie de l'Europe et qui a participé aux fraternisations de novembre 1914.
Étaient présentées des copies de documents de l'époque, des ouvrages d'historiens ou d'auteurs traitant du conflit, des revues comme Ligne de Front, des CD et DVD.
Cette exposition a reçu la visite, d'environ 100 personnes (familles des morts, habitants de la région, enfants, passionnés d'histoire ou simples curieux).
Un des moments forts a été le 11 novembre au soir lors de la conférence de l'historien connu et apprécié Gilles Platret qui, devant un auditoire attentif a traité des fraternisations de 1914 qui se sont déroulées entre la 58e brigade de réserve française et le 170e régiment d'infanterie de Bade fin novembre 1914 du côté de Givenchy.

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Gilles Platret à côté d'une reproduction de l'ordre de mobilisation, pendant sa conférence

Les organisateurs remercient également les membres de l'association « Pour ceux de 14 » Mémire Bourguignonne de la Grande Guerre, siège social Office de la culture 30 rue Saint Georges à Chalon-sur-Saône présidée par Jean Pierre Legrand, pour leurs précieuses indications et conseils.
Documents, ouvrages, DVD, CD, peuvent être prêtés, ou consultés, s'adresser à a mairie de Rosey aux heures d'ouvertures.
René Dard

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21 novembre 2008

Le président inaugure un cycle de conférences

Dans le Journal de Saône-et-Loire du :

vendredi 21 novembre 2008

SAINT-AMBREUIL
Assistance attentive face au colonel Legrand

Au lendemain du 90e anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918 qui avait réuni une assistance nombreuse à la commémoration au monument aux morts de Saint-Ambreuil, le colonel Legrand, conservateur du musée de la caserne Carnot de Chalon-sur-Saône, présentait aux habitants une conférence intitulée :

« Sur les traces sanglantes du 56e R.I de Chalon-sur-Saône ».

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Le colonel Legrand

Devant un public attentif, le Colonel Legrand a exposé les souffrances des jeunes soldats tout au long de cette guerre meurtrière. 1 100 d'entre eux ont succombé en Allemagne dès les premiers jours de la guerre, ce furent ensuite les terribles tranchées du Bois d'Ailly, les barbelés en Champagne, le corps à corps à Ypres, l'enfer de Verdun, la boue de la Somme, et les ultimes souffrances dans l'Aisne et l'Oise. Le colonel Legrand, président de l'association « Pour ceux de 14 » s'attache à faire la biographie des 3 700 Chalonnais qui sont disparus au cours de ces 4 années de guerre afin de restaurer la mémoire bourguignonne de la grande guerre.
L'assistance, où se remarquait la présence des élus, adresse un grand merci au colonel Legrand pour sa conférence passionnante et abondamment documentée

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L'assistance, nombreuse, s'est montrée particulièrement attentive

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14 novembre 2008

Les fantômes de novembre

Bonjour à tous,

On croit au hasard ou on n'y croit pas.. .

Le livre de Dorgelès Les croix de bois constitue un témoignage reconnu sur la guerre de 14-18.

C'est le premier que j'ai lu sur le sujet à l'âge de 11ans.

Pour recompléter ma collection je suis allé en acheter un exemplaire chez un bouquiniste et j'ai entrepris de le relire, il y a quelques jours.

On croit au hasard ou on n'y croit pas: j'ai trouvé comme signet la coupure de presse que vous trouverez en pièce jointe. J'en ignore la date. Le texte révèle que l'auteur était enfant juste après l'hécatombe.

Je ne commenterai pas ce témoignage : il est poignant et se suffit largement à lui même.

C'est aussi pour la mémoire de ces " fantômes de Novembre" ,pathétiques survivants qui ont maintenant tous rejoint leurs camarades tués à la guerre, que " Pour ceux de 14" travaille avec patience,détermination et fidélité.

Amicalement ,

le président : Jean-Pierre Legrand

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17 avril 2008

Pour ceux de 14 s'indigne toujours ...

Cette réaction d'indignation parue dans le Journal de Saône-et-Loire du 1er février 2008  est relayée par le dernier Saône-et-Loiremagazine du mois d'avril 2008, page 4 .

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17 mars 2008

A Lazare Ponticelli ...

La municipalité de Chalon-sur-Saône, comme beaucoup en France, a organisé une cérémonie à la mémoire du dernier poilu en particulier et celle de ses camarades de combat en général.

Le Président et la Secrétaire y ont représenté notre association .

Face à la mort il n'y a rien à dire...

En hommage du jour, le poignant poème contemporain d'Emile Verhaeren .

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Le discours de Monsieur le Maire de Chalon-sur-Saône :


CEREMONIE DU 17 MARS 2008

Allocution de Monsieur Christophe SIRUGUE

Député Maire de Chalon-sur-Saône

Le 12 mars dernier s’éteignait à 111 ans Monsieur Lazare PONTICELLI dernier ancien combattant de

la Première Guerre

mondiale. Né en Italie, il s’est installé en France dès 1907. Engagé dans l’armée française en août 1914 il sera de tous les champs de bataille jusqu’à la fin de ce terrible conflit.

Même s’il avait fait savoir dans un premier temps, qu’il ne souhaitait pas un hommage national, je veux voir dans ces rassemblements qui se tiennent aujourd’hui, dans toute

la France

, une marque d’affection et de respect à son égard mais aussi et surtout à travers lui, la volonté de marquer des actes forts.

Un acte de reconnaissance bien sûr pour un conflit qui dura 1562 jours. Il fit en France 1 397 800 morts ou disparus soit 16% des hommes mobilisés et à Chalon 1014 morts ou disparus pour une population à l’époque de 31550 habitants.

Un acte de mémoire pour rappeler sans cesse que les Hommes sont capables des meilleurs sentiments mais aussi d’une barbarie inqualifiable dont malheureusement nous ne nous sommes pas départis comme en attestent de trop nombreux conflits dans le monde au moment même ou je m’exprime devant vous.

Un acte de réconciliation puisque l’Europe que nos ainés ont construite a permis aux belligérants d’hier d’être des alliés aujourd’hui et pour demain.

Un acte d’intégration puisque Monsieur PONTICELLI était italien d’origine, venu en France dans une période où les gens du sud n’étaient pas forcément bien accueillis, rappelant ce que vivent d’autres aujourd’hui et qui pourtant contribuent à faire

la France.

Un acte républicain enfin, car nous devons à Monsieur Lazare PONTICELLI comme à l’ensemble des anciens combattants de toutes les guerres que nous avons connues le bonheur de vivre dans une démocratie attachée aux principes de Liberté d’Egalité et de Fraternité.

Pour tous ces actes forts, je suis fier, au nom de la population chalonnaise de rendre hommage avec vous, à Monsieur Lazare PONTICELLI et m’incline respectueusement devant tous les portes drapeaux représentants ces combattants d’hier et d’aujourd’hui à qui nous dédions aussi ce rassemblement.


Les amis qui ont formé " Pour ceux de 14 ..." ont décidé librement de consacrer partie de leur temps à rendre hommage aux soldats de 14-18 par l'important chantier entrepris. Nous le ménerons à bien avec constance, opiniâtreté, pudeur . Nous pouvons légitimement être satisfaits du travail déjà accompli . De longs et patients efforts restent à fournir : nous les fournirons . Je vous en remercie tous à nouveau et vous en félicite .

L'Homme est avant tout ce qu'il fait . Pour nous " devoir de mémoire", formule devenue commune, se résoud en terme d'action : collectivement nous  transmettrons pieusement la mémoire de ces hommes à l'Histoire en 2014 par notre travail.

Amicalement : Jean-Pierre

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