Du 6 au 8 juillet 2007, l'association Pour ceux de 14 ... a organisé un voyage de trois jours dans les pas du 256e R.I. sur le front du nord ( Pas-de-Calais et Flandres ) . Voici quelques photographies, souvenirs de cet émouvant pèlerinage .

( Cliquez sur l'image pour l'agrandir )

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Un instant particulier

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Nos alliés britaniques ont combattu dans le même secteur

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Kipling

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Et, par Gabriel Michelin, le recit illustré de voyage .

Il est 5 heures 30 du matin le 6 juillet 2007. Le bus quitte lentement la caserne Carnot.

De cette caserne sont partis il y a 93 ans les Bourguignons des 56ème et 256ème régiments d’infanterie. Envoyés dans la tourmente pour une guerre que l’on prévoyait courte et victorieuse, ils ne savaient pas encore ce qui les attendait.

Près de 5000 d’entre eux - on ne saura jamais le nombre exact - sont tombés sur les différents champs de bataille, et beaucoup sur les lieux que nous allons visiter.

Emmenés par Jean Pierre Legrand et Gilles Platret, et grâce à la présence d’Henri Vaudable, qui va nous rejoindre à Arras, venant de Montpellier, l’expédition promet d’être intéressante.

Pour moi, c’est le second pèlerinage sur les lieux ou mon père s’était battu.

Après 9 heures 30 de route environ, marquée par quelques arrêts, arrivée à Notre Dame de Lorette.

Repas rapide à l’Estaminet sur le site, puis départ sur les traces du 256ème dans le secteur nord de Notre Dame de Lorette.

A Loos en Gohelle, montée sur le terril, en bus, heureusement.

Je suis à chaque fois stupéfié par la hauteur de ces montagnes de pierrailles accompagnant le charbon, et que l’on a remonté des profondeurs de la terre.

( A signaler, pour les amateurs de botanique, d’un grand nombre d’une plante rudérale, spécifique des terrils, qui porte de belles fleurs jaunes : il s’agit de Glaucium favum, une plante de la famille des papavéracées)

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De là, on domine le secteur nord du champ de bataille, là ou mon père s’est battu, de La Bassée à Cambrin, de Cambrin à Loos, de Notre Dame de Lorette à Souchez, et à Vimy, en face Thélus, ou il fut enterré vivant par l’explosion d’un fourneau de mine, avec deux de ses camarades.

On sait moins que la guerre de tranchées fut aussi une guerre de sapes et de mines.

A partir des tranchées, on creusait un souterrain s’enfonçant sous les lignes adverses, on bourrait d’explosifs, et on faisait tout sauter.

Cela créait des cratères énormes, atteignant parfois 100 mètres de diamètre, dans lesquels les assaillants et les rescapés se précipitaient, luttant avec ce qu’ils avaient sous la main : fusils, baïonnettes, couteaux, haches de sapeur, pelle de tranchée…

Certains de ces cratères on été conservés.

On voit sur le dessin de mon père l’une de ces explosions, le 10 mars 1915, à 7 heures du matin : tout saute en l’air : les hommes, les débris d’hommes, le matériel.

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Il s’agit de soldats Allemands, et les hommes du 256ème se préparent à bondir de leur tranchée pour aller occuper la position.

« Ce fut au cours de cette période difficile que fut tué le chef du régiment, le lieutenant-colonel Feracci.Le jour même, 10 mars où les Anglais exécutaient jusqu'à notre contact la brillante offensive de Neuve Chapelle, il accompagnait dans nos premières lignes le colonel Bordeaux, venant observer l’explosion d’une mine, qui devait détruire un saillant de la ligne ennemie, et examiner les moyens d’action que nous mettrions à l’appui de nos alliés ; le même obus tua le lieutenant-colonel Feracci,blessa grièvement le colonel Bordeaux en même temps que deux officiers de la brigade, dont l’un mourut peu de temps après »

(Historique sommaire du 256ème) (Gilles Platret)

Mais revenons un peu en arrière avec un autre dessin de mon père :

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« Le 8 février, le capitaine Gouzien, à la tête de la 24ème compagnie, s’emparait de l’ancien moulin de Cambrin, position avancée de l’ennemi au sud de la route de Lille, et des tranchées qui le défendaient. Appuyés par un tir d’artillerie sur les deuxièmes lignes Allemandes, et par des mitrailleuses, deux sections, sous les ordres du lieutenant Jacquelin et de l’adjudant Jondot, attaquaient la position de front ; les deux autres, commandées par le sous-lieutenant Prost et le sergent-major Lagandre, partant des maisons en ruines de la route de Lille l’abordaient de flanc. L’ensemble des tranchées tombe immédiatement en leur pouvoir, tandis que se produit un corps à corps ; l’adjudant Jondot abat lui-même plusieurs ennemis ; le sergent-major Lagandre tue à bout portant un soldat Allemand qui luttait avec le lieutenant Jacquelin. Rapidement, la garnison de l’ouvrage est anéantie et l’organisation de la position conquise s’effectue malgré la violence du bombardement. Le capitaine Gouzien, voulant s’assurer de la disparition de tout ennemi à proximité de notre nouvelle ligne,sortit de la tranchée pour visiter les ruines du moulin et tomba frappé d’une balle qui l’atteignit en pleine poitrine ; l’adjudant Jarjat, méprisant les projectiles, dont le nombre s’accroissait sans cesse , se précipita sur le terrain et parvint à ramener son chef ; mais celui-ci presque mourant, voulait refuser tout soin et exhortait ses hommes à bien garder la glorieuse conquête, qui, pour perpétuer sa mémoire, reçut le nom de « tour Gouzien » A la suite de cette brillante opération, le colonel Bordeaux, commandant la 118ème brigade, transmit au régiment les félicitations du commandement anglais qui, témoin de l’attaque du 8 février, en apprécia hautement la vigueur et la décision »

(Historique sommaire du 256ème) (Gilles Platret)

Tu me disais : avant l’attaque, on a voulu nous faire chanter « la madelon » Personne n’a chanté.

Vous n’étiez pas des fanfan-la-tulipe. Vous étiez de la chair à canon.

Et la chair à canon ça ne chante pas.

Ca pense à la famille et aux enfants que l’on ne verra peut-être plus jamais.

Comme cet homme, près de toi, éventré, et qui tenait ses tripes avec ses mains, et disait adieu à ses enfants en pleurant, avec un accent du midi…

Les conditions étaient effroyables, dans un mélange infâme, fait de boue, de cadavres, de débris de matériel de toute sorte, de restes humains, avec la mort qui venait du ciel et par dessous la terre.

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Alors que tu étendais du saindoux sur ton pain, des débris noirs tombaient sur ta tartine, que tu écartais de la pointe de ton couteau. Levant les yeux, cela provenait d’un cadavre en décomposition. Tu ne sentais même plus l’odeur…

Samedi 4 décembre 1915 : « Des tranchées de réserve, nous allons en 1ère ligne, mais l’eau et la boue nous ont empêché de faire la relève ; nous en avions par endroits jusqu’au ventre. Plusieurs d’entre nous sont restés enlisés. Nous avons été obligés de les arracher avec des cordes. Chacun revient en arrière comme il le peut. »

Dimanche 5 : « Des tranchées de réserve nous retournons en 1ère ligne, mais toujours la boue. Nous sommes obligés de nous arrêter au chemin creux, et toujours le même temps. Nous sommes obligés de coucher dans la boue »

Lundi 6 : « Du chemin creux nous allons en 1ère ligne. Ce fut un triste voyage, dans la boue jusqu’aux genoux. Pour faire 2 kms, nous avons mis quatre heures, et, pour nous remettre, la pluie sur le dos. Le soir, rien à manger. Je suis arrivé en 1ère ligne à moitié mort de fatigue. Toujours au Labyrinthe, en face Thélus.

Mardi 7 : « Aux tranchées de 1ère ligne. Nous avons été à la soupe à Mareuil, encore une fois dans la boue jusque aux genoux, enfin il nous faut une journée pour avoir rien. Depuis 3 heures du matin nous sommes rentrés à 4 heures et demies du soir, et une bonne pluie pour nous rafraîchir. Toujours au Labyrinthe.

Pages suivantes : Les Allemands sont au dessus des tranchées, nous aussi…Y a-t-il eu des tirs ? Le front devait être calme, par force…

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Un groupe du 256ème, au repos . Assis, tête nue, Pierre Michelin. Remarquer le couteau dans la bande molletière

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Fait à Grenay 1914 .

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Les lieux à l’heure actuelle.

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Vue depuis le terril.

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Retour du terril.

Sortant du terril, départ pour le musée de Loos, où nous sommes accueillis par un conservateur passionné - et passionnant - et que nous assaillons de questions. Mais le temps presse, nous avons rendez-vous à 18 heures en mairie d’Auchy les Mines, et, auparavant, il y a une stèle à la mémoire du 256ème à voir.

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Un des deux conservateur

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Une salle du musée

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La stèle

A la mairie d’Auchy, agréable réception de la part du maire, avec une délégation, et avec la présence de Jean Claude Boulanger, qui, après de longues recherches, a écrit un ouvrage de plus de 500 pages, extrêmement détaillé, intitulé « La Grande guerre dans notre région » et vu tant du côté Allemand que de notre côté.

Le maire nous a parlé de la grande quantité de vestiges dans le sous-sol, qu’il s’agisse de matériel, ou de débris humains, ou de corps entiers. On peut difficilement creuser le sol pour faire une tranchée- voilà le mot qui revient- que ce soit pour une canalisation, une fondation de maison, ou toute autre chose, sans découvrir ces vestiges. Il en est de même dans les terres de culture, ou l’on dépose en bout de champ les objets ramenés au jour par la charrue, avec parfois des accidents avec les obus. J’ai vu moi-même plusieurs fois ces tas en bout de champ, qui sont ramassés par les services de déminage. On estime à 90 tonnes, seulement pour les départements de la Somme et du Pas de Calais, le volume annuel de ce matériel, et les experts pensent qu’il faudra encore plus d’un siècle pour que le terrain soit nettoyé ! Sur un mur, intéressante exposition photo de l’époque. Un vin d’honneur fut servi, salué par un ban bourguignon.

Mais la réunion fut malheureusement écourtée, car il fallait être à Arras pour le dîner avant l’heure de fermeture du restaurant du 601ème régiment de circulation routière, à la citadelle, où l’on nous attendait, ce qui nous a privé des contacts et des entretiens que nous aurions avoir avec la population locale.

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Jean Pierre Legrand et Monsieur Le Maire Jean Clarisse

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On reconnaît les non Bourguignons, qui ne savent pas faire le ban, malgré un chef de valeur…

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Le repas à Arras.

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... et le petit déjeuner du lendemain à Beuvry.

Mais la beuverie s’est résumée à du thé et du café…Nous nous rattraperons ce soir !

Samedi 7 juillet. Départ de l’hôtel à 8 heures, destination : Notre Dame de Lorette.

Notre Dame de Lorette : le choc.

Des croix blanches à l’infini. Sur 13 hectares. Dans un alignement parfait. Plus de 20.000 tombes individuelles. 8 ossuaires avec les débris de plus de 22.970 inconnus. Et il faut ajouter 12.080 corps identifiés rendus à leur famille !

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Nous commençons la visite, escortés par la Garde d’Honneur, qui va nous accompagner, et conduite par Monsieur Haute, le Président, va nous mener aux cinq tombes des morts du 256ème, où Madame Bravard va déposer une gerbe sur l’une d’entre elles.

Une autre gerbe sera aussi déposée dans le carré Musulman, et Monsieur Paul Derain, le doyen de notre groupe, déposera, lui, une gerbe au pied de la tour–lanterne.

Cette tour, haute de 78 mètres, avec un phare tournant en partie supérieure, comporte essentiellement une crypte, dont la partie visible et constituée par quatre groupes étagés de huit cercueils recouvrant les 25 caveaux de l’ossuaire.

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Sur une tombe du 256ème

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Au carré Musulman

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Au pied de la Tour Lanterne

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La tour-lanterne

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La délégation

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4 hommes du 256ème.Tous sont tombés entre le 27 février 1916 et le 5 mars 1916.

A Notre Dame de Lorette, la visite se poursuit, par le Musée Vivant…si l’on peut dire. Pour moi, c’est plutôt le musée de la Mort, morts effroyables que l’on peut regarder tout à loisir au moyen d’une batterie de projecteurs stéréoscopiques qui occupent toute une pièce. Je pense qu’il est indécent de montrer toutes ces souffrances. A côté, quelques tranchées éboulées, et quelques canons rouillés, mais bien incapables de traduire l’enfer…Et, encore à coté, une autre partie du musée présente une grande quantité de matériel Français, Allemand, Anglais, ou je reconnais le même couteau Anglais que celui de mon petit musée...

Les Allemands ont appelé N . D.de Lorette: Totenhügel : la colline de la mort…Ils ont eu dans les 100.000 morts en Artois, et leurs cimetières sont aussi dans la région.

Mais il faut partir, la Nécropole de La Targette nous attend. La Targette est un hameau de Neuville Saint-Vaast. A l’arrivée, au premier carrefour, une gigantesque main arrête l’œil, elle a été construite en souvenir des combats du 9 mai 1915. En face, musée très intéressant que nous visitons. Dans la nécropole « reposent »- pour employer le terme consacré-7476 Français dans des tombes, et 3868 dans des ossuaires. Le joignant sur la droite se trouve un cimetière Britannique.

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La Targette. Cimetière Français

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Le cimetière britannique .

Après la visite, retour pour déjeuner à Arras, et départ pour la crête de Vimy, où les Canadiens et les Anglais ont vaillament combattu, Je pense à Blaise Cendrars qui fit ,avec 300 ou 400 hommes, une percée à travers quatre lignes de tranchées Allemandes, jusqu’à la crête de Vimy, mais qui ne furent pas suivis par l’état major, et qui furent pris sous le feu des canons de 75 Français, et des Allemands qui leur tiraient dans le dos…

Un très beau et grand monument se dresse à la cime dans un espace découvert, et au bas, on peut visiter des tranchées reconstituées, avec, à côté, un musée. Dans le bois existent d’autres tranchées, dans l’ètat, mais qui ne sont pas toutes visitables, en raison du danger qui subsiste, avec les munitions enterrées, et non explosées. L’ensemble est propriéte de l’etat Canadien.

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La suite nous conduira sur la tombe du fils de Rudyard Kipling, John Kipling, retrouvé recemment, et qui a suivi le poème écrit pour lui par son père…

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Et c’est le départ pour la Belgique, où le 256ème a combattu le long du canal de l’Yser, mais le temps presse, et nous nous faisons une petite halte à Ypres, le temps de boire une bière…

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La halle aux draps, entièrement reconstruite.

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Le temps n’est pas favorable aux photos.

Mais l’heure du départ a sonné, nous avons encore beaucoup de kilomètres a faire avant d’arriver à Dunkerque, notre prochaine étape, ou plus précisément à Saint –Pol-sur Mer, ou se trouve notre hotel. Une petite toilette, et en route pour la soirée à Dunkerque, aux « Trois Brasseries », au bord du bassin du Commerce, immense établissement , où l’on trouve une installation de brasserie en cuivres rutilants, faite de chaudiéres pansues, et de tuyauteries en cuivre parfaitement astiquées. Excellente cuisine à la biére, et bière à volonté, ce qui nous incite a pousser quelques chansons Bourguignonnes, peu connues en ce lieu. Et direction : l’hotel.

Le lendemain, visite de la ville, promenade sur la jetée, et du musée du réembarquement des armées Britanniques et de la 1ère Armée Française, « Dunkerque 1940 » ce qui provoque des serrements de cœur. Musée très interessant également, et géré aussi par des passionnés, qui nous ont accompagnés pendant toute la visite.

Et il faut penser au retour, Chalon est loin. La prochaine étape est Arras, ou l’on nous attend à notre restaurant attitré, le 601ème Régiment de Circulation Routière, que je remercie au passage. Et surtout merci à Henri Vaudable, chef du Service Recherche et Documentation du Service Historique de la Défense à Vincennes, qui n’a pas hésité a interrompre ses vacances à Montpellier et traverser la France pour venir nous rejoindre, à Jean Pierre Legrand, Président de notre association, à notre ami Gilles Platret, qui n’est jamais avare d’explications, à Jean-Claude Boulanger, a qui nous avons pu acheter son ouvrage, qui est la bible de ce qui s’est passé dans la région à cette triste époque, à Claude Van Den Mersch, et a Monsieur Jean Clarisse, le maire de Auchy -les- Mines qui nous a si gentiment recus.

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Arras

Cette guerre a couté à la France - qui fut le pays le plus dévasté – 1.357.800 morts et disparus, soit la population de 43 villes comme Chalon à l’époque ! Mais aussi 3. 395. 000 blessés, les populations des régions envahies jetées sur les routes de l’exode, avec, on ne le sait pas assez, 210. 000 morts.Les villes et les villages détruits, dont sept, n’ont jamais pu être reconstruits, il n’en restait rien…Et beaucoup de beaux noms de famille Français, disparus à tout jamais, remplacés par la suite par les noms de l’immigration.

Bien que nés après, les gens de ma génération ont été élevés dans le souvenir de cette guerre, et ont eu dans leur famille des morts ou des grands bléssés (personnellement, mon oncle a eu un bras arraché, et mon père a été gazé) , ces hommes a qui il manquait un membre, ou deux, qui se déplaçaient avec de mauvaises béquilles en bois, ou un pilon, ou une petite charrette quand les deux jambes manquaient, ou que le bas était paralysé !

Combien aussi de manches de vestes vides, ou, quand il restait un peu de l’avant bras, un crochet en guise de main.

Et les gueules cassées ? Ceux-là, ont les voyait moins. Portant des cicatrices horribles à la face, mal dissimulées par des prothèses, ils hésitaient à se montrer.

Et je pense aussi à ces éternels oubliés, les animaux, annéantis sur les lieux de combat, ou asservis, comme les chevaux, mulets, ânes, à trainer nos canons et autres charrois, et qui ont connu les mêmes souffrances que les hommes…

Mais a quoi cette guerre nous a-t-elle mené ? A la ruine, la ruine de la France, nous avons perdu le Franc-Or, a la ruine de l’Allemagne, a la ruine de l’Europe ; elle a semé les germes des totalitarismes : nazisme, fascisme, communisme, qui allaient à nouveau, vingt et un ans après, provoquer un cataclysme embrasant le monde entier, et détruisant une quantité fantastique de matériel, de matières premières, d’êtres humains, avec la bombe atomique à la clé.

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Notre pays n’a pas connu de guerre sur son territoire depuis soixante-trois ans. Sachons l’apprécier, et regardons ce qui se passe autour de nous, dans les autres pays du monde !

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Le drapeau de Notre Dame de Lorette

Gabriel Michelin, le 14 novembre 2007.