11_novembre

En ce jour particulier, le Président nous adresse ce message que, dans sa grande mansuétude, il nous dispense de lire au garde à vous .

Bonjour à tous,

Vous pour qui le 11 Novembre n'a jamais été synonyme de jour férié ou de WE prolongé,veuillez trouver ci dessous ,avec illustration en pièce, jointe " l'ordre du jour du régiment ".

Bientôt un an d'existence. Nous sortons de la phase la plus ingrate, la moins spectaculaire : celle du creusement des fondations, période du chantier où les pieds dans l'eau, au fond de la fouille, on a peine à concevoir l'oeuvre terminée. Période qui ne va pas sans tâtonnements, rectifications, ajustements, qui nécessitent courage, patience, persévérance. Période qui permet également de découvrir ses compagnons de chantier et de les estimer dans leurs différences.

L'équipe est soudée, rôdée, motivée.

Notre outil informatique est désormais au point et prend en compte les modifs demandées par le front. Sauf découverte d'une importante lacune nous ne le retoucherons plus en vertu du principe que " le mieux est l'ennemi du bien "

Les possibilités nous sont offertes de complêter les périodes manquantes du JMO/56e RI grâce à Henri qui accueillera nos patrouilles qui pousseront jusqu'à à Vincennes.

Des commissions sont créées pour les diverses activités et les voyages en particulier

Les conditions d'ouverture d'un 2e chantier sont désormais réunies...

2008 verra l'ouverture d'un 2eme chantier : celui de la copie des JMO, travail de Bénédictin également.

Il est necessaire d'étoffer les rangs : voyez si dans vos relations quelqu'un pourrait nous rejoindre. Depuis bientôt un an que nous travaillons ensemble vous connaissez l'Esprit qui s'est fait jour dans notre groupe d'amis : proposez des recrues qui peuvent s'y adapter avec plaisir.

Au nom de tous et pour chacun, je vous remercie du travail que vous avez effectué, ( de votre patience à écouter des discussions ésotériques pour ceux qui ne sont pas informatisés ) et me réjouis de votre motivation pour la suite de notre colossal travail.

Amicalement : Jean-Pierre

Merci, si vous le souhaitez, de me faire part de vos sensations, impressions,  sentiments, reflexions sur  notre association à l'aube de son 1er anniversaire.


A lire également, cet article dans le Journal de Saônet-et-Loire, édition chalonnaise :

dimanche 11 novembre 2007

Guerre 1914-1918
Les régiments chalonnais ont payé leur tribut en hommes

Quatre régiments chalonnais engagés dans la Première Guerre Mondiale et 4 633 « Morts pour la France ». Originaires de la Bourgogne, voici l'histoire et la mort de cinq soldats.photojsl_11_11_07

Louis Dutreuil, Henry de Beaupuis, Auguste Compagnon, Rémond Catinot et Arthur-François Baudin : « Morts pour la France », morts dans les campagnes du Nord, tués par un obus, une balle ou en sauvant un ami.
Ces cinq soldats, originaires d'un des quatre départements bourguignons, sont partis la fleur au fusil.
Louis Dutreuil est né à Granges en 1880 dans une famille de cultivateur. Marié à Jeanne Caton, père d'Anna, cet homme à l'espoir de beaucoup de soldats : revenir vite. « Nous nous retrouverons tous et avec nous le bonheur. » Ces mots sont ceux d'une lettre envoyée à sa femme depuis Chalon. Le 23 août 1914, il part avec le 56e Régiment d'Infanterie. Sa compagnie, la 25e, stationne dans le secteur des Hauts-de-Meuse. Les batailles sont violentes, les positions bougent souvent, la guerre des tranchées n'a pas encore débuté. Le 5 octobre 1914, il est aux avant-postes sur la commune de Mécrin. Une batterie allemande tire ses obus sans relâche. L'un d'eux mettra un terme à la vie de Louis Dutreuil. La guerre débute, les histoires d'hommes s'arrêtent déjà. Il repose aujourd'hui encore à la nécropole nationale de Marbotte.
Poète, journaliste, Auguste Compagnon n'avait finalement rien de particulier pour entrer en guerre. Sauf son âge. Né en 1879 et 34 ans plus tard, il sera engagé dans la Grande Guerre. Sa carrière civile, il l'a passée à informer. Véritable citoyen de la République des Lettres, il devient rédacteur au sein du journal conservateur, le Courrier de Saône-et-Loire. Il sera également l'un des fondateurs de l'Association amicale de la Presse chalonnaise. Sa carrière militaire commence au 56e RI où il fait son service militaire avant sa carrière journalistique. Mais c'est ensuite que celle-ci s'assombrit. Au sein de la 10e compagnie, il va lutter au bois d'Ailly, dans les Hauts-de-Meuse et en Champagne. Ce sont les dernières terres qu'il aura l'occasion de fouler. Le 7 octobre 1915, alors que la lutte est engagée, il tente de sauver un camarade blessé. Il est tué, laissant derrière lui une veuve et deux orphelins. L'association chalonnaise qu'il a contribué à créer publiera ensuite ses « Poèmes et Lettres des Tranchées » dans un style aiguisé, poignant et sincère.
Deux histoires d'homme, deux vies prises par la guerre. L'association chalonnaise « Ceux de 14 » cherche à faire revivre ces hommes. Ou en tout cas, leur vie civile, celle qui a cessé avec la Première Guerre Mondiale. Il y a 4 633 hommes qui sont dans ce cas.
Henry de Beaupuis avait choisi cette vie de soldat.
Né à Dijon en 1889, il devient officier au sein du 56e RI comme sous-lieutenant dans la 10e compagnie, tout comme Auguste Compagnon. Mais le Dijonnais vivra moins longtemps. Le 12 avril 1915, à 25 ans, il tombe dans le bois d'Ailly, lors de l'une des plus grandes batailles de cette guerre. Le 56e est le fer de lance de la conquête de ce bois, situé dans la Meuse. Les combats se font à la grenade, les hommes sont proches des lignes ennemies. Ils doivent certainement entendre les voix allemandes. Marie Auguste Gabriel Maurice de Beaupuis donne son dernier souffle. « A montré beaucoup d'énergie et d'autorité dans le commandement de sa section, qu'il a maintenue dans une situation très critique pendant quatre nuits, subissant un bombardement très intense de l'artillerie lourde, qui bouleversait les tranchées et infligeait des pertes cruelles à sa section. A été blessé mortellement à son poste, au milieu de ses hommes ». C'est la citation post mortem d'un homme qui n'a eu que son courage face à l'ennemi.
Raymond Catinot était également militaire de carrière.
Né dans une famille de vignerons, il intègre le 152e RI dès 1904. L'armée est sa vie, la guerre l'aura reprise. En 1910, il rejoint le 56e RI à Chalon. Il est alors lieutenant et marié à Léontine Joffroy. Le 5 août 1914, lors de la mobilisation, il part en campagne comme commandant la 3e section de mitrailleurs. Le 1er octobre 1914, Rémond Catinot est blessé une première fois dans la Meuse, au bras gauche, puis une seconde fois à la tête le 30 mai 1915. La troisième fois sera fatale, à Fleury, lors de la bataille de Verdun en 1916. Il est victime d'éclats d'obus à 33 ans. Il repose à la nécropole nationale de Belleray dans la Meuse.
Blessé à plusieurs reprises, c'est aussi le cas d'Arthur-François Baudin, rédacteur au Petit-Creusot. Né à Gergy le 18 mai 1893, il devient élève à l'École professionnelle de Chalon, où il a étudié de 1905 à 1909 avant d'être embauché comme rédacteur aux chantiers navals Schneider. Et comme tous les hommes de sa génération, il est incorporé en 1914. Tout d'abord, avec un régiment mâconnais, il est blessé une première fois le 20 août 1914, lors de la bataille de Sarrebourg. Mais la blessure est bénigne et il est réintégré le 30 octobre, avec le grade de caporal, dans le régiment chalonnais de réserve, le 256e. Il se retrouve alors dans le Nord de la France. C'est à Béthune qu'Arthur-François Baudin est blessé une deuxième fois, le 18 mars 1915. Mais une fois encore, la blessure n'est pas suffisamment grave pour le démobiliser. Passé le temps de sa convalescence, il intègre cette fois-ci le 56e le 27 décembre 1915. Nommé sergent en août 1916, promu sous-lieutenant en juillet 1918, c'est un mois plus tard, le 18 août 1918, qu'il trouva la mort lors des meurtriers combats de l'Oise, à Maison-Rouge, alors qu'il entraînait sa section à l'assaut. La fin de la guerre était proche.
Cinq hommes parmi des millions qui sont tombés dans la Première Guerre mondiale. Cinq hommes avec des vies souvent lointaines des fusils, des obus ou des grenades. Mais cinq hommes, tombés lors des combats, « morts pour la France », que les cérémonies du souvenir, chaque 11 novembre, rappellent à notre mémoire collective.
Grégory Jacob


« Pour Ceux de 14 », garder la mémoire
C'est en décembre 2006 qu'est née l'association « Pour Ceux de 14 - Mémoire bourguignonne de la Grande Guerre », basée à Chalon. Son but est de redonner un semblant d'humanité aux 4 633 soldats morts pour la France dans les quatre régiments chalonnais (les 56e et 256e d'infanterie, les 59e et 259e d'infanterie territoriale). Cette entreprise de grande envergure doit aboutir, en 2014, à une histoire quotidienne extrêmement précise de ces hommes. Le cadre chalonnais est largement dépassé car parmi les soldats beaucoup venaient des quatre départements bourguignons. Toutes les personnes possédant des documents concernant les quatre régiments sont donc encouragées à prendre contact avec l'association « Pour Ceux de 14 ». On peut écrire au siège social, 30 rue Saint-Georges, 71 100 Chalon-sur-Saône, envoyer un courriel à l'adresse suivante : pourceuxde14@yahoo.fr ou téléphoner au 03 85 42 75 35